vendredi 2 mars 2012

Mon année sabbatique 3

Ça commence à être un peu décousu avec 3 histoires à suivre en même temps : ma thèse, mon année sabbatique et une histoire avec rebondissements multiples que je vais développer un peu plus tard. C'est en partie confus parce que tout ça s'est réellement passé en même temps. Je romance un peu mais c'est inspiré de faits réels.

Accrochez-vous, c'est reparti pour un tour.

Donc, je vis une histoire de conte de fée avec une belge magnifique mais pour une raison que la raison ne maîtrise pas bien, il me flotte dans la tête comme une vapeur de soufre.

"_ Alors, il t'a plu le livre ?
_ Ah oui ! j'ai beaucoup aimé.
_ Et t'as pensé à moi en le lisant ?
Oulah ! attention, ne pas dire de connerie.
_ Euh...nous, notre histoire est complètement différente. Ça n'a rien à voir."
Hop là, petite pirouette.

Il y a deux méthodes pour se sortir quelqu'un de la tête : le temps et se trouver quelqu'un d'autre. Étant donné que je suis quelqu'un de relativement patient, la première méthode peut durer plusieurs mois...J'ai donc tout misé sur la deuxième, et ça se déroulait plutôt bien.

Suite à un remplacement qui s'est financièrement super bien passé, j'ai proposé à ma petite fée aux cheveux courts :
"_ Ça te dirait qu'on passe des vacances ensemble ?
_ Je ne peux pas, j'ai mon master dans 3 mois.
_ Juste une semaine, toi et moi, au soleil.
_ Mais j'ai pas d'argent, je dois bosser pour payer mon loyer je te rappelle. Et puis j'aime me considérer comme une fille indépendante qui n'a pas besoin de se faire entretenir pas son mec.
_ Hôtel 5 étoiles, 5 nuits, dans un pays chaud, tous frais payés.
_ ... On part quand ?"

Passer le printemps au soleil, se dépayser, en profitant du temps qui passe sans se poser de question...c'est ça le luxe. Je suis arrivé un jour en avance, je suis allé la chercher à l'aéroport avec ma petite voiture de location, direction l'hôtel où elle pose ses affaires, puis la plage, puis l'hôtel encore, puis visite de la ville, puis l'hôtel, puis resto, puis hôtel, hôtel et re-hôtel.

Cette fois-ci, on était d'accord qu'il fallait visiter un peu au lieu de rester dans la chambre pendant tout le séjour, comme notre dernière expédition à Paris. Alors on s'est promené et on a goûté aux spécialités locales et qui dit soleil, dit nourriture épicée.

Nous étions tranquillement en train de nous promener main dans la main dans les rues pittoresques avec le linge qui pend aux fenêtres quand soudain, j'ai ressenti une grande vibration en mon for intérieur. Une espèce de grondement sourd, de tremblement d'intestin. Pendant que les bactéries et les virus de mon tube digestif se livraient une lutte intestine (ahahah), j'ai essayé de ne rien faire paraître de mon conflit interne, de garder la classe et la maîtrise de soi...avec difficulté. En passant devant un magasin en solde, il y avait 2 panneaux :
"Déstockage massif à l'intérieur" et "liquidation totale".

Ça ne pouvait pas être plus à propos.

J'ai osé un petit regard latéral vers ma fée : elle avait le teint vert. Avec ces cheveux roses, ça lui donnait un air de créature fantastique, un leprechaun malade. En un instant, chacun a compris ce qui se passait chez l'autre. Nous nous sommes précipités tous les deux vers la voiture, direction l'hôtel.
"Je vais à la réception, toi directement dans la chambre, ça te va ?
_ Ok. Files-moi les clés."

Un peu plus tôt dans la journée, j'avais émis le souhait de pouvoir partager un sport avec ma compagne et elle était d'accord. Je ne m'attendais pas tout à fait à ce genre de sport. C'était physique certes, on formait la même équipe contre un adversaire commun, mais chacun avait choisit un terrain différent et heureusement : je vois mal comment on aurait pu "jouer" sur le même sanitaire au même moment.

La crise passée, je suis retourné dans notre chambre. Ça sentait la lavande. Je voyais mon petit elfe s'agitait dans tous les sens :
"_ Ne rentres pas ! j'ai rien rangé, c'est le bazar et ça pue, c'est monstrueux !
_ C'est pas grave, je t'aime comme tu es.
Sa tête a surgit brusquement de la salle de bain.
_ Qu'est-ce que tu as dit ? c'est vrai ? tu m'aimes ?
J'ai marqué une pause, 10 secondes. Il fallait bien que je me rende à l'évidence :
_ Oui, je t'aime."

Elle est sortie de la salle de bain, toute nue, en courant, s'est jetée dans mes bras. Nous avons atterrit sur le lit, on s'est embrassé longuement et puis...nous avons fait l'état des lieux de notre chambre. J'ai fait abstraction des sous-vêtements souillés qui jonchaient la pièce. Dans ce genre de circonstances, on ne retient que le bon. On reste sourd, aveugle et on ne sent pas ce qui pourrait noircir le tableau.

A propos de noircir : comme on avait perdu des plumes dans les incidents, nous nous sommes rapidement retrouvés tous les deux avec un tout petit peu plus que la peau sur les os. Au bout de 5 jours d'ébats, j'avais des ecchymoses sur les crêtes iliaques. A tel point que je n'ai pas pu mettre de ceinture pendant 1 semaine après ça.

Nous avons vécu une relation passionnelle explosive, feux-d'artificielle (ça se dit?) mais que reste-t-il quand la passion s'étiole ? c'est ce que nous aborderons au prochain épisode.


To be continued...

6 commentaires:

  1. Du soleil, des femmes, du suspense...
    Tu vas tenir trois saisons facile, tu crois?

    John Snow

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    1. Non, ça ne va pas être facile =)
      Mais j'essaye de vous tenir en haleine. Tenez moi au courant du résultat.

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  2. Toubib Embryon2 mars 2012 à 22:26

    Aucun suspens.
    Par contre si la suite ne vient pas vite, je sens que je vais être en manque. Aaaaah la zafranomanie...
    Moi bipolaire ? Jamais !

    Sinon j'adore tes écrits et ces histoires de cœur qui font battre le mien.

    Je t'avoue n'étant qu'un embryon de médecin (même pas un bébé-médecin !), j'ai pris un peu peur te lisant, à me dire que la petite flamme qui commence à naître en moi pour ce métier s'étIolera un jour...mais que finalement ce n'est que pour s'embraser un autre beau jour, au contact de personnes qui poseront les bonnes questions. Peut-être au contact d'un bel interne qui arrosera mon petit feu de cheminée avec une bonne téquila !

    J'attends chaque fin de semaine avec impatience, en espérant pouvoir lire de nouveaux billets. Merci.

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    1. Je parle du découragement en médecine dans le billet "ça tient à peu de choses" en fouillant bien, tu devrais le retrouver. Merci pour le soutien et à bientôt =)

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  3. Beaucoup trop court à mon gout ce billet.... ;-)

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